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L’animation d’une équipe multiculturelle

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Dans une économie globalisée, les équipes multiculturelles sont de plus en plus fréquentes. Les membres des équipes sont basés géographiquement sur plusieurs pays voire continents. Ils ont souvent des langues d’origine différentes, même si l’anglais est le plus souvent la langue de travail commune, et surtout des cultures différentes. Les risques de mauvaise compréhension, et même de tension, sont réels. Il est donc indispensable de créer un espace de coopération qui permet de surmonter ou contourner les obstacles.

L’objectif : éviter les malentendus, comprendre les différences pour une coopération réussie

  • Etre conscient des stéréotypes

On a trouvé un bébé dans un réfrigérateur entre une bouteille de vin rouge et un morceau de fromage.

Le monde entier : « un bébé dans un réfrigérateur ?!!! »

La France : « une bouteille de vin rouge dans un réfrigérateur ?!!! »

Même si la plaisanterie fait sourire, qui n’est pas victime à un moment ou à un autre des stéréotypes ? On aura des Britanniques pragmatiques, et indépendants, des Allemands forcément travailleurs, disciplinés et rigoureux, des Italiens créatifs, des Américains efficaces et individualistes. Les Français quant à eux sont considérés comme très hiérarchiques mais peu portés au consensus, créatifs mais manquant de rigueur.

La réussite de la relation interculturelle nécessite une prise de conscience des stéréotypes. Généralisations (hâtives ?), images qui influencent notre façon d’appréhender l’interlocuteur. 

  • Les différences culturelles existent bel et bien

Etre conscient des stéréotypes, certes, mais aussi ne pas nier les différences culturelles, au risque de gêner la compréhension. Il faut alors se détacher de son propre référentiel, ce qui nous paraît « normal » et général ne l’est pas.

L’apparence joue un rôle : lors de vidéo-conférences entre les homologues d’une grande banque française et sa filiale italienne, les Français sont gênés par le col ouvert, sans cravate, des Italiens, et par la barbe de trois jours de certains (« les Italiens, quel laisser-aller ! »). Les Italiens se gaussent des Français en costume sombre et cravate (« les Français, quels coincés ! »).

Selon les cultures, il existe une priorité pour l’action, ou pour la réflexion abstraite au contraire. L’expression des émotions est également diverse, entre une normalité à montrer ses émotions ou la nécessité de faire preuve de retenue. Enfin, la prise de décision peut être consensuelle, ou bien réservée au responsable hiérarchique.

Les différences culturelles concernent divers aspects : les relations (conviviales ou formelles), la gestion du temps et les horaires, le regard porté sur les relations hiérarchiques, les frontières entre vie professionnelle et vie privée.

Dans son ouvrage Travailler dans un contexte multiculturel, Bernard Le Clech propose quatre points cardinaux de la compétence interculturelle.

 

Des solutions

Lors de la création d’une équipe pluri-culturelle, il est conseillé de prendre le temps de faire connaissance. Le manager peut proposer de parler des stéréotypes des uns et des autres. Il est possible de proposer, avant de discuter du sujet, quelques minutes pour réfléchir et mettre par écrit les idées des participants. L’échange vient dans un second temps. Il va sans dire qu’un peu d’humour et de recul sur les stéréotypes (avoir quelques plaisanteries dans sa besace contribue à détendre l’atmosphère).

 

La langue de travail est généralement l’anglais, une sorte d’anglais qui n’est pas la langue maternelle de tous. Si cette langue est partagée, tous les membres de l’équipe n’ont pas nécessairement le même niveau linguistique. Il y aura des « natifs » et les autres. Des accents qui peuvent rendre la compréhension laborieuse, un manque de maîtrise linguistique qui pourra faire paraître abrupts des jugements. Ceux qui ont la meilleure connaissance de la langue doivent parler lentement pour être compréhensible à tous. On peut également avoir veillé à communiquer des éléments écrits précédemment à la réunion pour s’assurer de la bonne compréhension de tous sur une base commune.  La reformulation peut éviter également les malentendus : on se rappelle du sketch des Monty Pythons, où un Américains demande un « screwdriver », dans son esprit un cocktail, et se voir apporter par un maître d’hôtel britannique imperturbable un tourne-vis présenté sur un plateau, au grand étonnement de l’Américain. C’est très drôle dans un sketch, moins dans une réunion.

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