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Le retour d’expatriation entre incompréhension et valorisation de l’expérience

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Dans un article publié sur Linkedin, Yannick Pons, Chef de projet international chez Areva, s’interroge sur l’expérience internationale. Est-elle valorisante professionnellement ? Oui, bien sûr, est-on tenté de répondre, mais c’est sans compter sur la difficulté du retour en France.

Il cite ainsi l’expérience d’Anne-Laure Fréant. Après quelques années passées au Canada, Anne-Laure Fréant est revenue en France. De deux ans de marécage administratif et dépressif dûs à une réacclimatation difficile, elle a tiré un livre de conseils aux "impatriés" et même un guide au retour, demandé par le gouvernement enfin sensibilisé à cette population mal connue. La réimpatriation est une activité à haut risque, le contre-choc culturel n’est pas un vain mot, et les incompris du retour sont légion. L’incompréhension est d’abord celle de la famille restée en France, avec un accueil du type « Bon, tu vas enfin te poser cette fois ? ». Elle est ensuite celle des propriétaires qui exigent un dossier locatif comprenant les avis d’imposition IRPP français de l’année précédente. Difficile à fournir quand on arrive de l’étranger ! Alceis en a l’expérience : nous avons fait une recherche de logement pour un Français d’une quarantaine d’années, travaillant pour un grand groupe côté au CAC 40 et disposant d’un revenu tout à fait confortable. Eh bien, à sa grande surprise (à son désarroi même !), il a dû demander à ses parents, retraités, de se porter garants, une condition exigée par le propriétaire du logement qu’il souhaitait louer ! Difficile d’expliquer aux parents âgés que l’on a besoin de leurs trois derniers bulletins de pension et de leur avis d’imposition pour louer un logement quand on a derrière soi deux décennies d’activité professionnelle. Incompréhension de l’administration fiscale et des administrations en général. Et enfin, incompréhension de l’entreprise, qui sous-estime les risques psychosociaux liés au retour, dus à l’éloignement, aux nouvelles organisations du travail.

"Sans mes parents, je me serais retrouvé à la rue"

Yannick Pons cite un salarié de retour du Japon : « pendant les trois premiers mois de mon retour, je n'ai eu droit à absolument rien, moins d'aide qu'un sans papier, je n'aurai pas eu mes parents, je me serais retrouvé à la rue. Pas le droit de prendre un logement car moins de trois mois sur le territoire, idem pour la sécu, idem pour un boulot, bref, une belle galère... sans parler de la mentalité française, ou l'encouragement est surtout pour te tirer vers le bas plutôt que vers le haut'.

Certains salariés n’hésitent pas à déclarer que les personnes chargées du retour d’expatriation dans les entreprises n’ont aucune expérience de l’expatriation, et donc du retour, allant jusqu’à préconiser que ce poste, quand il existe, soit occupé par un ancien expatrié, qui comprendrait la situation.

Les commentaires à cet article sont également éclairants. L’un d’eux complète utilement l’article, en ajoutant quatre points :

  • Les difficultés ne sont pas liées à la France et à ses particularités culturelles. Les difficultés ne sont pas liées au pays, mais aussi aux changements qui se sont opérés dans l’expatrié lui-même, citant le blog de Naomi Hattaway.
  • Il ne faut pas encourager l’expatrié à se sentir « victime » (de son pays, de ses collègues, de sa société, de ses proches…) ce qui le rend complètement impuissant face aux challenges qu’il a à relever. Il faut au contraire que l’expatrié soit formé et conscient des difficultés du retour pour qu’il soit en mesure de créer une stratégie d’approche de cette phase. Le retour est un nouveau départ.
  • L’expatrié est victime d’une fausse croyance : il pense qu’en revenant, il dit adieu à une vie globale de découverte, nomade, riche de référence, et craint donc de perdre cette richesse qu’il a découverte en expatriation. La suggestion est de proposer à continuer de créer une vie « globale et nomade » au retour.
  • Enfin, il est recommandé aux expatriés de préparer leur retour… dès le départ à l’étranger. C’est ce qu’Alceis recommande aux salariés de retour d’expatriation.

 

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